Le cérificateur solaire


La cire d’abeille fond très bien grâce à la chaleur solaire. Le point de fusion de cette cire pure se situe à 64 °C. Capacité : 2 cadres de corps 4 cadres de hausses ou plus en superposition

Conception :
  • un caisson bois incliné de 20°
  • Un receveur en tôle repliée sur les côtés et en forme de bec verseur vers le bas
  • Une zone en partie basse permet la collecte de la cire dans un récipient
  • Une grille, en métal déployé, est posée sur des tubes, encochés sur le receveur en tôle, et sert de support rigide.
  • Par-dessus une grille fine de fond de ruche retient les drèches
  • Le couvercle « vitrée » est en polycarbonate de 5 mm (légèreté et moins fragile), il est maintenu ouvert par une tige métallique sur le côté gauche.
  • La plaque de « plexi » est interchangeable en retirant les deux vis des angles rouges du bas.
  • L’accès au récipient se fait en ouvrant le couvercle et en retirant le panneau plexi avant.
  • Une toile de protection (propreté du plexi) est fixée avec des sandows.
  • toutes les parties sont vissées et démontables.
Déplacement :
  • 2 roulettes sur l’avant permettent le déplacement et l’orientation
  • Les pieds sont repliables pour le chargement en voiture.
Précautions

ATTENTION

  • La température à l’intérieur peut atteindre plus de 80°
  • Réorienter fréquemment pour être toujours en plein soleil
  • Surveiller le remplissage du récipient à cire
Particularités :
  • Les cires d’opercules peuvent être déposées sur une toile (sans drèches et écoulement plus rapide)
Nettoyage
  • Les drèches vont s’incruster dans la grille fine, la nettoyer avec une brosse métallique et à l’eau chaude

Petit cours: le varroa

Pour mieux comprendre comment contrer l’ennemi, il faut connaitre son fonctionnement.

A l’origine , cet acarien vit en équilibre avec son hôte l’abeille Apis cerena qui vit essentiellement dans le sud Est de l’Asie.
Du fait des échanges commerciaux , cet acarien arrive au japon dans les années 1877 et passe sur l’abeille Apis melifera.
l’Apis melifera est plus vulnérable car elle s’épouille moins et a un cycle de développement plus long, ce qui va permettre au varroa de se reproduire et de se multiplier.
Cet acarien a été découvert en France en 1982. Depuis on peut dire que toutes les ruches sont colonisées par le varroa (a part quelques lieux privilégiés comme les iles d’Ouessant)

son mode de reproduction:

lorsqu’il est temps pour les abeilles nourricières de clore les cellules des couvains, la femelle varroa alertée par une phéromone émise par la larve, se réfugie dans l’alvéole avant sa fermeture pour y pondre plusieurs œufs. Le premier né est un mâle chargé de féconder ses sœurs à venir. Le varroa est a l’age adulte en 5 à 7 jours et peut s’accoupler plusieurs fois. A l’ouverture , 1 à 3 femelles sortent avec la mère, le mâle ayant succombé à l’accouplement ou de faim. Elles se propagent dans la colonie et dans les autres ruches. quelques jours plus tard, les femelles varroas sont prêtes pour un nouveau cycle de reproduction.

les varroas choisissent de préférence les alvéoles de faux bourdons car le cycle des abeilles mâles est de 24 jours (ouvrières 21 jours et reine 16 jours), et de ce fait ils peuvent d’avantage se reproduire.

du coté de l’apiculteur:

nous comprenons donc que plus nous avons de couvain, plus nous aurons de varroa.
Les molécules que nous utilisons pour tuer le varroa n’agissent a priori pas ou peu a l’intérieur des alvéoles.
Nous arrivons donc juste a tuer les varroa qui sont accrochés sur les abeilles.
la stratégie est de traiter en fin d’été car il y a eu beaucoup de couvain au printemps et en été et donc , il y a énormément d acariens sur les abeilles à cet époque,( nous traitons toujours après que la récolte de miel soit faites pour ne pas le contaminer avec nos produits de traitement)
et de faire un traitement avant la reprise de la ponte en début d’année en janvier, février avant qu il n’y ait du couvain dans la ruche (mais cela n’est pas facile d’ouvrir la ruche quand il fait froid, et certains produits ne fonctionnent pas à basse température)

au rucher de Chaponost: nous avons opté pour des traitements bio, avec les années précédentes des huiles essentiels de thymol , et cet année nous avons utilisé le varromed,un mélange d’acide formique et d’acide oxalique .

Olivier a fait un comptage des varroas en septembre pour savoir si il restait du varroa après plusieurs traitements.

le procédé:

  • prendre des abeilles situées sur le couvain (les plus exposées au varroa)
  • les mettre dans un récipient, et les endormir avec du CO2
  • puis les shaker
  • au fond de ce shaker, il y a une grille ou les varroas endormis tombent
  • nous comptons le nombre de varroas, et remettons les abeilles dans leur ruche pour les laisser se réveiller tranquillement.

Petit cours: le frelon asiatique

Le frelon est un redoutable prédateur, principalement de mouches (il mange de 60 à 80 mouches par jour) mais aussi de guêpes, chenilles, sauterelles… Il joue donc un rôle écologique majeur en évitant la prolifération d’insectes et ne doit pas être tué sans raison, surtout s’il s’agit d’un frelon européen, dans le doute le mieux reste de s’abstenir. D’autant plus que le frelon asiatique comme le frelon européen ne sont pas agressifs. Le frelon ne pique que si lui ou son nid sont menacés.

Le Frelon à pattes jaunes d’origine asiatique (Vespa velutina), est une espèce exotique découverte en France (Lot et Garonne) en 2004, année de son importation involontaire d’Asie. En seulement quelques années, ce frelon s’est implanté sur la quasi-totalité du territoire métropolitain au point que son éradication est maintenant impossible et menace les populations de frelons européens.

La femelle fondatrice de frelon asiatique « vespa velutina nigrithorax » ne vit qu’une année. Le cycle de la colonie et le nid qu’elle génère est donc annuel. Sa vie commence en automne et sa fécondation a lieu avant l’hiver avant son départ du nid.

Aux premiers gels sérieux, les jeunes femelles fondatrices nouvelle génération, quittent le nid et trouvent une cachette pour passer l’hiver. Le reste de la colonie est abandonné à son triste sort, pénurie de nourriture et froid viennent à bout de la colonie et la structure se dégrade avec les intempéries.

Dès les premières douceurs de mi février (>13°C), les femelles fondatrices sortent d’hibernation, tout au moins celles dont la cachette permet un réchauffement rapide.( les frelons européens sortent généralement plus tard à des températures de 18 à 20°C) Pendant quelques jours, elles se refont une santé si elles arrivent à trouver les sucres énergisants dont elles ont un besoin vital. Les rescapées démarrent un nouveau cycle infernal. Chacune sera seule pour fonder une nouvelle colonie : construire le nid (une alvéole chaque jour), pondre (un œuf chaque jour), se nourrir et nourrir ses larves jusqu’à ce qu’elles deviennent nymphes, puis adultes ouvrières, 45 jours après la ponte de l’œuf. Pendant cette période (du 15 février au 1er mai), elle est seule à assumer la survie de sa colonie. Contrairement aux abeilles, la femelle fondatrice passe la plupart de son temps en dehors du nid, jusqu’à la naissance des premières ouvrières, 45 jours après la ponte du premier œuf, c’est à dire aux environs du 1er mai. Après les premières naissances, la femelle fondatrice est remplacée dans son labeur, elle ne sortira plus du nid, elle ne fera plus que pondre comme une reine jusqu’à 100 œufs par jour et jusqu’à épuisement en automne (moment où la colonie de frelon est a son maximum et où les besoins en protéines sont important d’où l’attaque des ruches qui elles sont affaibli a cet époque par le manque de nourriture de l’été ).

Le moment clé pour piéger les femelles fondatrices, se situe donc au sortir de l’hibernation jusqu’au 1er mai (en fonction des aléas climatiques de l’année) ! ! ! . . . Pendant cette période, leurs besoins sont des sucres pour elles, des protéines pour nourrir les larves, des fibres de bois et de l’eau pour construire l’ébauche de la structure du nid.

Le frelon asiatique cause des dégâts importants dans les vergers en dévorant les fruits et il a la particularité de s’attaquer aux abeilles. Les abeilles butineuses constituent 80 % du régime alimentaire d’un frelon asiatique en ville et 45 % dans les campagnes. Même si toutes les abeilles ne meurent pas, la prédation des frelons asiatiques les stresse énormément, ce qui limite les récoltes de nectar et de pollen et affaiblit leurs réserves pour l’hiver.

Le nid du frelon asiatique a une forme de boule, contrairement à celui de son homologue européen, davantage en forme de poire. Le nid de vespa velutina mesure jusqu’à 1,20 mètre de haut. Il est construit la plupart du temps en hauteur, à plus de 10 mètres d’altitude. Il se situe souvent en pleine lumière. Sa zone de prédilection : la cime des arbres, cabanes de jardins ou à proximité d’un point d’eau. L’entrée du nid est latérale et il est constitué majoritairement d’écorces et de bois tendre.

Au rucher de Chaponost : dans notre région, il y a encore peu de nid et les ruches ne sont pas trop attaquées par le frelon asiatique,

Nous avons fabriqué des pièges a frelon asiatique avec des bouteilles en plastique que nous avons mis certains printemps a proximité du rucher mais nous n’avons jamais attrapé de frelon et ce piège n’est pas hyper sélectif donc a voir si nous continuons a le mettre . Daniel, un de nos adhérents a fabriqué un piège plus perfectionné en forme de boite grillagée, qui piège les frelons et libère les insectes de plus petites tailles comme les abeilles.

Petit cours: les produits de la ruche, la propolis

La propolis :

Très utilisé autrefois (égyptien pour les momies, les grecs, les romains, les incas pour ses vertus biologiques. Les légionnaires romains l’emportaient dans leur campagne.)

Toutes les abeilles ne propolisent pas de la même façon. Dans l’espèce Apis mellifera : carnica et lamarckii propolisent peu, ligustica et mellifera moyennement (300 g/ruche), caucasica et intermissa beaucoup (1 kg/ruche).

La propolis est une sorte de glu fabriquée par les abeilles âgées aux glandes cirières atrophiées. Ces abeilles collectent les substances résineuses, gommeuses, exsudées par les bourgeons, l’écorce, les tiges de certains arbres. Dans nos régions (pin, sapin, épicéa, le peuplier l’aulne, le saule, le marronnier, le bouleau, le frêne, le chêne, et l’orme.)

Les butineuses coupent des petits morceaux de ces résineux avec leurs mandibules, forment des petites pelotes mélangées à leur salive riche en fermant et avec de la cire (35%)

La propolis sert à colmater les fissures et les trous de la ruche. Protection contre le froid. Fonction de consolidation. Fonction antiseptique et bactéricide. Les abeilles tapissent les alvéoles pour les aseptiser avant utilisation.

Si un intru (lézard ou souris…) rentrent dans la ruche, les abeilles le tuent en l’attaquant à plusieurs, mais elles ne peuvent pas le sortir, elles l’entourent alors de propolis ce qui va embaumer le cadavre, cet a dire que celui-ci va sécher sans infecter la ruche, il n’y aura pas de putréfaction.

On trouve jusqu’à 300 substances dans la propolis. Si un virus, un champignon, un micro-organisme se développe et gène le bon équilibre de la colonie, immédiatement, les abeilles fabriquent l’antidote : elles vont sélectionner les meilleures sèves végétales disponibles dans la nature environnante et les mélanger à leurs propres sécrétions antiseptiques. Elles ne mettent qu’une heure à fabriquer leur système de défense immunitaire très élaboré. (40 flavonoïdes antioxydants, des essences végétales, des acides organiques, de nombreuses vitamines A et B, des oligoéléments (Mg, Cu, Se, Fe, Ni, Si, Sr, Zn),) .

La propolis permet l’équilibre sanitaire de la colonie.

Récolte :

  • on peut récupérer la propolis en raclant les cadres ou les parois de la ruche (cette propolis peut être ancienne et donc oxydée, par conséquent de qualité moyenne (attention aussi à ne pas récupérer la propolis dans les ruches où il y a eu des traitements car celle-ci sera certainement chargée de ces molécules)
  • On peut aussi installer des grilles (type grille à reine en plastique) ou des toiles entre les cadres et le couvre cadre, on trouve des grilles adaptées en magasin d’apiculture. Les abeilles dans un souci de propreté et de colmatage des trous, vont boucher tous les creux. Quelques jours plus tard (environ 8 jours) récupérer la grille,( la propolis sera peu oxydée donc de bonne qualité), les grilles seront grattées, tandis que les « toiles » seront enroulées et mises au congélateur avant d’être « malaxées » pour détacher la propolis durcie par le froid.
  • Souvent, plus simplement, les apiculteurs raclent un peu de propolis sur les cadres et la laisse fondre dans leur bouche (si mal de gorge ou souci ORL…)

On peut la conserver à l’abri de la chaleur dans une boite hermétique.

Elle est presque insoluble dans l’eau froide, elle est partiellement soluble dans l’eau chaude ou bouillante (les acides phénoliques, les sucres et les acides aminés) mais elle est soluble dans l’alcool, l’huile végétale, le beurre chauffé.

Préparation d’une teinture de propolis

  • Récolter la propolis à partir des grilles à propolis
  • Mettre les copeaux de propolis au froid (réfrigérateur ou congélateur) avant de les pulvériser dans un moulin à café.
  • Mettre à macérer dans l’éthanol à 70° (ou alcool fort : calva, vodka, cognac, armagnac…) à raison de 20 g de propolis (ou plus) pour 100 ml d’alcool
  • Laisser macérer 3 semaines en agitant régulièrement
  • Filtrer


Conserver la teinture à l’abri de la lumière (flacon ambré, conservation 3 ans).

On pourra prendre quelques gouttes de teinture mère avec une cuillère de miel en cas de maux de gorge. Ou l’incorporer avec d’autres matières pour l’utiliser sur la peau comme cicatrisant.

Faites attention à sa provenance, de manière à ce qu’elle n’ait pas été pollué par des produits chimiques ( épandage de pesticides).

La propolis varie selon sa provenance et surtout l’arbre où elle a été cueillie.

La propolis jaune : Souvent considérée comme légèrement brune, la propolis jaune est la plus courante de toutes. Les abeilles de toute l’Europe la fabriquent en butinant certains arbres comme les peupliers. C’est donc la forme la plus répandue.

On ne trouve la propolis verte qu’au Brésil, dans l’État du Parana. Les abeilles la composent en butinant le romarin des champs, une espèce végétale endémique aussi nommée Baccharis dracunculifolia. Les zones de butinage des abeilles sont toutes hors d’atteinte des antiparasitaires et des autres produits de traitements chimiques utilisés dans l’agriculture, comme les pesticides. Il s’agit donc d’une forme très pure et préservée des effets des activités humaines et de tous les produits utilisés dans ce cadre.

La propolis verte est une réelle bienfaitrice pour le corps humain. Elle peut être d’un grand soutien face à un traitement lourd, dans le cadre d’une maladie comme le cancer notamment.

La propolis rouge : Cette troisième forme de propolis est aussi plus rare puisqu’elle est générée par les récoltes des abeilles sur les palétuviers, au cœur des mangroves des forêts tropicales. Ces forêts luxuriantes sont souvent délaissées des activités humaines, ce qui permet à la nature d’évoluer et de se développer sans interruption, et sans intervention extérieure. Les récoltes de propolis rouge les plus pures se font dans les écosystèmes protégés, comme c’est le cas sur l’île de Cuba. Sur cette île, des solutions naturelles ont été développées pour contrer les effets de l’embargo sur les médicaments. Ainsi, la propolis rouge est devenue une ressource thérapeutique majeure de l’île. En ce sens, elle est sans doute l’une des plus pures que l’on puisse trouver.

Entre la propolis verte, rouge ou jaune, il n’est pas réellement possible de distinguer quelle est la meilleure propolis : elles n’agissent pas sur les mêmes terrains. En revanche, elles ont chacun un domaine de prédilection dans lequel elles se montrent plus efficaces que leurs consœurs. Cependant, la propolis verte se démarque par ses vertus ultra-puissantes.

Propriétés : défense et protection de la ruche (de même pour l’humain) -Antimicrobienne, bactéricides, antifongiques. (Les rayons de la ruche sont protégés par une fine couche de propolis, il n’y a pratiquement pas de bactéries dans celle-ci)
-fonction antibiotique (staphylocoque dorée, streptocoque, helicobacter pylori…)
La propolis peut être utilisée en complément des antibiotiques de synthèse.
-anti cancérigène (mélanome, carcinome) et s’oppose au développement des métastases.
-régénère les tissus et les cellules, réduit les œdèmes, effet anti inflammatoire, calme les douleurs locales
-renforce les défenses immunitaires
-aide à lutter contre la tristesse, la mélancolie, la dépression.

• Contre les infections bronchiques et la grippe, En spray, pour la gorge. ( il existe des extraits sans alcool pour les enfants)
• La propolis est utilisée pour le traitement de tumeurs malignes, des brulures, des coups de soleil, des boutons d’herpès, de varicelle, de zona, de durillons, des plaies, des blessures, gangrènes.
•La propolis est très efficace pour de nombreux problèmes de peaux (démangeaisons, eczéma, psoriasis, mycoses, rougeurs.)

Pommade à la propolis – beurre de karité – huile de coco Ingrédients :
0,5 g de teinture de propolis (15 gouttes)
10 g de beurre de karité
10 g d’huile de coco
4 g d’huile d’amande douce

Peser le beurre de karité, l’huile de coco et l’huile d’amande, mettre deux minutes au bain-marie (40°C) jusqu’à liquéfaction, puis ajouter la teinture, mélanger, étiqueter (nom du mélange et date de fabrication) et conserver dans un endroit frais à l’abri de la lumière.

Si ce sujet vous intéresse : Françoise Sauvager, pharmacienne connait ce sujet sur le bout des doigts, vous pouvez trouver ses conférences sur le web et notamment un compte rendu de son passage au Syndicat d’apiculture du Rhône