Les routes du miel

La conférence d’Eric Tourneret, auteur du livre « les Routes du miel  » ,nous fait découvrir 23 pays. Cette évènement est organisé par les amis des abeilles de Chaponost, membre du syndicat d’apiculture 69,

le 4 décembre 2021 à 14h à la Médiathèque de Chaponost. Face au succès, ce livre magnifique a été réédité une seconde fois avec de nouvelles pages et de superbes photographies.

Le cérificateur solaire


La cire d’abeille fond très bien grâce à la chaleur solaire. Le point de fusion de cette cire pure se situe à 64 °C. Capacité : 2 cadres de corps 4 cadres de hausses ou plus en superposition

Conception :
  • un caisson bois incliné de 20°
  • Un receveur en tôle repliée sur les côtés et en forme de bec verseur vers le bas
  • Une zone en partie basse permet la collecte de la cire dans un récipient
  • Une grille, en métal déployé, est posée sur des tubes, encochés sur le receveur en tôle, et sert de support rigide.
  • Par-dessus une grille fine de fond de ruche retient les drèches
  • Le couvercle « vitrée » est en polycarbonate de 5 mm (légèreté et moins fragile), il est maintenu ouvert par une tige métallique sur le côté gauche.
  • La plaque de « plexi » est interchangeable en retirant les deux vis des angles rouges du bas.
  • L’accès au récipient se fait en ouvrant le couvercle et en retirant le panneau plexi avant.
  • Une toile de protection (propreté du plexi) est fixée avec des sandows.
  • toutes les parties sont vissées et démontables.
Déplacement :
  • 2 roulettes sur l’avant permettent le déplacement et l’orientation
  • Les pieds sont repliables pour le chargement en voiture.
Précautions

ATTENTION

  • La température à l’intérieur peut atteindre plus de 80°
  • Réorienter fréquemment pour être toujours en plein soleil
  • Surveiller le remplissage du récipient à cire
Particularités :
  • Les cires d’opercules peuvent être déposées sur une toile (sans drèches et écoulement plus rapide)
Nettoyage
  • Les drèches vont s’incruster dans la grille fine, la nettoyer avec une brosse métallique et à l’eau chaude

Petit cours: le varroa

Pour mieux comprendre comment contrer l’ennemi, il faut connaitre son fonctionnement.

A l’origine , cet acarien vit en équilibre avec son hôte l’abeille Apis cerena qui vit essentiellement dans le sud Est de l’Asie.
Du fait des échanges commerciaux , cet acarien arrive au japon dans les années 1877 et passe sur l’abeille Apis melifera.
l’Apis melifera est plus vulnérable car elle s’épouille moins et a un cycle de développement plus long, ce qui va permettre au varroa de se reproduire et de se multiplier.
Cet acarien a été découvert en France en 1982. Depuis on peut dire que toutes les ruches sont colonisées par le varroa (a part quelques lieux privilégiés comme les iles d’Ouessant)

son mode de reproduction:

lorsqu’il est temps pour les abeilles nourricières de clore les cellules des couvains, la femelle varroa alertée par une phéromone émise par la larve, se réfugie dans l’alvéole avant sa fermeture pour y pondre plusieurs œufs. Le premier né est un mâle chargé de féconder ses sœurs à venir. Le varroa est a l’age adulte en 5 à 7 jours et peut s’accoupler plusieurs fois. A l’ouverture , 1 à 3 femelles sortent avec la mère, le mâle ayant succombé à l’accouplement ou de faim. Elles se propagent dans la colonie et dans les autres ruches. quelques jours plus tard, les femelles varroas sont prêtes pour un nouveau cycle de reproduction.

les varroas choisissent de préférence les alvéoles de faux bourdons car le cycle des abeilles mâles est de 24 jours (ouvrières 21 jours et reine 16 jours), et de ce fait ils peuvent d’avantage se reproduire.

du coté de l’apiculteur:

nous comprenons donc que plus nous avons de couvain, plus nous aurons de varroa.
Les molécules que nous utilisons pour tuer le varroa n’agissent a priori pas ou peu a l’intérieur des alvéoles.
Nous arrivons donc juste a tuer les varroa qui sont accrochés sur les abeilles.
la stratégie est de traiter en fin d’été car il y a eu beaucoup de couvain au printemps et en été et donc , il y a énormément d acariens sur les abeilles à cet époque,( nous traitons toujours après que la récolte de miel soit faites pour ne pas le contaminer avec nos produits de traitement)
et de faire un traitement avant la reprise de la ponte en début d’année en janvier, février avant qu il n’y ait du couvain dans la ruche (mais cela n’est pas facile d’ouvrir la ruche quand il fait froid, et certains produits ne fonctionnent pas à basse température)

au rucher de Chaponost: nous avons opté pour des traitements bio, avec les années précédentes des huiles essentiels de thymol , et cet année nous avons utilisé le varromed,un mélange d’acide formique et d’acide oxalique .

Olivier a fait un comptage des varroas en septembre pour savoir si il restait du varroa après plusieurs traitements.

le procédé:

  • prendre des abeilles situées sur le couvain (les plus exposées au varroa)
  • les mettre dans un récipient, et les endormir avec du CO2
  • puis les shaker
  • au fond de ce shaker, il y a une grille ou les varroas endormis tombent
  • nous comptons le nombre de varroas, et remettons les abeilles dans leur ruche pour les laisser se réveiller tranquillement.

Petit cours: le frelon asiatique

Le frelon est un redoutable prédateur, principalement de mouches (il mange de 60 à 80 mouches par jour) mais aussi de guêpes, chenilles, sauterelles… Il joue donc un rôle écologique majeur en évitant la prolifération d’insectes et ne doit pas être tué sans raison, surtout s’il s’agit d’un frelon européen, dans le doute le mieux reste de s’abstenir. D’autant plus que le frelon asiatique comme le frelon européen ne sont pas agressifs. Le frelon ne pique que si lui ou son nid sont menacés.

Le Frelon à pattes jaunes d’origine asiatique (Vespa velutina), est une espèce exotique découverte en France (Lot et Garonne) en 2004, année de son importation involontaire d’Asie. En seulement quelques années, ce frelon s’est implanté sur la quasi-totalité du territoire métropolitain au point que son éradication est maintenant impossible et menace les populations de frelons européens.

La femelle fondatrice de frelon asiatique « vespa velutina nigrithorax » ne vit qu’une année. Le cycle de la colonie et le nid qu’elle génère est donc annuel. Sa vie commence en automne et sa fécondation a lieu avant l’hiver avant son départ du nid.

Aux premiers gels sérieux, les jeunes femelles fondatrices nouvelle génération, quittent le nid et trouvent une cachette pour passer l’hiver. Le reste de la colonie est abandonné à son triste sort, pénurie de nourriture et froid viennent à bout de la colonie et la structure se dégrade avec les intempéries.

Dès les premières douceurs de mi février (>13°C), les femelles fondatrices sortent d’hibernation, tout au moins celles dont la cachette permet un réchauffement rapide.( les frelons européens sortent généralement plus tard à des températures de 18 à 20°C) Pendant quelques jours, elles se refont une santé si elles arrivent à trouver les sucres énergisants dont elles ont un besoin vital. Les rescapées démarrent un nouveau cycle infernal. Chacune sera seule pour fonder une nouvelle colonie : construire le nid (une alvéole chaque jour), pondre (un œuf chaque jour), se nourrir et nourrir ses larves jusqu’à ce qu’elles deviennent nymphes, puis adultes ouvrières, 45 jours après la ponte de l’œuf. Pendant cette période (du 15 février au 1er mai), elle est seule à assumer la survie de sa colonie. Contrairement aux abeilles, la femelle fondatrice passe la plupart de son temps en dehors du nid, jusqu’à la naissance des premières ouvrières, 45 jours après la ponte du premier œuf, c’est à dire aux environs du 1er mai. Après les premières naissances, la femelle fondatrice est remplacée dans son labeur, elle ne sortira plus du nid, elle ne fera plus que pondre comme une reine jusqu’à 100 œufs par jour et jusqu’à épuisement en automne (moment où la colonie de frelon est a son maximum et où les besoins en protéines sont important d’où l’attaque des ruches qui elles sont affaibli a cet époque par le manque de nourriture de l’été ).

Le moment clé pour piéger les femelles fondatrices, se situe donc au sortir de l’hibernation jusqu’au 1er mai (en fonction des aléas climatiques de l’année) ! ! ! . . . Pendant cette période, leurs besoins sont des sucres pour elles, des protéines pour nourrir les larves, des fibres de bois et de l’eau pour construire l’ébauche de la structure du nid.

Le frelon asiatique cause des dégâts importants dans les vergers en dévorant les fruits et il a la particularité de s’attaquer aux abeilles. Les abeilles butineuses constituent 80 % du régime alimentaire d’un frelon asiatique en ville et 45 % dans les campagnes. Même si toutes les abeilles ne meurent pas, la prédation des frelons asiatiques les stresse énormément, ce qui limite les récoltes de nectar et de pollen et affaiblit leurs réserves pour l’hiver.

Le nid du frelon asiatique a une forme de boule, contrairement à celui de son homologue européen, davantage en forme de poire. Le nid de vespa velutina mesure jusqu’à 1,20 mètre de haut. Il est construit la plupart du temps en hauteur, à plus de 10 mètres d’altitude. Il se situe souvent en pleine lumière. Sa zone de prédilection : la cime des arbres, cabanes de jardins ou à proximité d’un point d’eau. L’entrée du nid est latérale et il est constitué majoritairement d’écorces et de bois tendre.

Au rucher de Chaponost : dans notre région, il y a encore peu de nid et les ruches ne sont pas trop attaquées par le frelon asiatique,

Nous avons fabriqué des pièges a frelon asiatique avec des bouteilles en plastique que nous avons mis certains printemps a proximité du rucher mais nous n’avons jamais attrapé de frelon et ce piège n’est pas hyper sélectif donc a voir si nous continuons a le mettre . Daniel, un de nos adhérents a fabriqué un piège plus perfectionné en forme de boite grillagée, qui piège les frelons et libère les insectes de plus petites tailles comme les abeilles.