Le frelon asiatique , comprendre et agir

Mieux comprendre la vie des frelons asiatiques, surtout des reines pour mieux agir:

  • La consommation d’un nid de frelon asiatique sur une saison est estimée entre 12 kg à 22 kg d’ insectes.
  • Impact du frelon sur l’environnement, sur l’économie et sur la santé humaine:

Impact sur la biodiversité (disparition des insectes), sur la production des arboriculteurs (attaque des fruits par les frelons avant même que les fruits soient murs, baisse des rendements); sur les ruchers, attaque, stress et mortalité des colonies d’abeilles; piqûres sur les humains, souvent bénignes mais pouvant aller jusqu’à l’hospitalisation voir le décès.

Vie d’une reine frelon et actions possibles pour diminuer la pression des frelons sur nos ruches :

De Décembre à Mars :

la reine va trouver un abri pour passer l’hiver (seulement 10% des fondatrices ressortent au printemps)

Printemps :
  • Action sur le rucher:

-La reine commence à sortir lorsque la température est à 15°C, (mi-mars / à début avril). Et elle va commencer à fabriquer son nid primaire souvent dans des lieux abrités et parfois à hauteur d’homme (haie, nichoir à oiseaux, sous des abris de jardin, garage…sous des tuiles….) -C’est le moment le + important pour le piégeage car il faut prendre un maximum de reines.

-Sur les ruchers, les reines viennent faire du repérage (se posent à l’entrée des ruches et les visitent parfois), donc il faut favoriser le piégeage sur rucher à cette saison.

Ne pas mettre trop de pièges au m2 .

lorsqu’une reine va être prise au piège, stressée, elle va envoyer des phéromones d’alarmes qui va attirer d’autres reines. (il vaut mieux avoir un piège qui fonctionne bien que 10 qui ne marchent pas).

on peut les attirer avec des appâts sucrés de type: miel, brèche, nectar de banane…

il faut avoir des pièges de petites tailles, transparents (qui chauffent avec le soleil), cela va permettre de mieux faire diffuser l’odeur des appâts.

La reine va faire son nid primaire, pondre, s’occuper de ses larves. Les premières ouvrières naissent 28 jours après la ponte, celle-ci sont souvent de petites tailles (appelés parfois frelon asiatique dégénéré) car la reine a du mal à s’occuper de tout et les larves ne sont pas nourries de façon optimum. La reine continue à sortir encore pendant 15 jours après la naissance des premières ouvrières. Il faut donc compter 6 à 8 semaines de piégeage pour attraper ces reines de mi mars/ début avril à fin mai (selon la température de la saison et où on se situe géographiquement)

  • On peut mettre des pièges sur des fleurs qui sont visités par les insectes à cette saison (cerisiers, pruniers, cotonéaster horizontalis…)

L’idéal serait de faire un maillage d’un piège tous les 400 mètres en ville et tous les 800 mètres en campagne. (Exemple: Dans le Finistère, avec 10 pièges, 2000 fondatrices ont été prises en 6 à 8 semaines.)

  • autre possibilité : mettre une coupelle avec de la nourriture, lorsqu’une reine vient se nourrir la suivre du regard et déposer la coupelle où on l’a perdu de vue, et ainsi de suite, en général les nids primaires ne sont pas très loin, 100 à 200 mètres. Trouver le nid primaire et le détruire (avec la reine si possible).
En juin, juillet :

la reine et sa cours vont faire un nid secondaire (généralement plus en hauteur dans les arbres).

A cette saison, il faut éviter de mettre des pièges dans les ruchers qui peuvent attirer les frelons.

La technique du piège intermittent : est de piéger hors rucher en donnant à manger aux frelons 2 a 3 jours sur un endroit puis de mettre un piège à la place de la nourriture pendant 2 jours puis de remettre de la nourriture sans piège ainsi de suite, car les frelons indiquent aux autres les endroits où on peut trouver de la nourriture et si plus aucun frelons ne rapportent aux autres où se trouve la nourriture, dans ce cas plus aucun frelon ne viendra dans le piège.

De août à octobre :

c’est la période où il y a le plus de monde dans la colonie (jusqu’à 13000 individus) et où les fondatrices de l’année suivante vont naître et être fécondées.

La reine va se faire féconder par environ 6 mâles, on ne sait pas si cette fécondation se fait hors du nid (comme les abeilles ou à l’intérieur du nid comme les guêpes). il peut sortir 500 reines d’un seul nid et une reine peut aller à 80 km de sa base pour se cacher pour l’hiver.

L’ important à cette époque est de trouver les nids et de les détruire.

le piégeage permet de légèrement baisser le stress sur les abeilles mais les frelons sont tellement nombreux dans leur nid à cette époque que les pièges sont peu voir pas efficace.

C’est du coup à ce moment qu’ il faut passer aux protections passives pour nos ruches :
  • muselière : diminue la barbe d’abeilles et selon les études pourraient diminuer de 50 % la survie de la colonie.
  • système de filet qui englobe une ou plusieurs ruches. (pas d’études faites sur ce sujet)
  • système de harpe électrique (fils électrifiés placés de chaque coté de la ruche ou des ruches, les frelons en tournant autour sont « grillés » et tombent dans un récipient avec de l’huile ou du savon)
  • répulsif chimique (pas de résultats positifs)
  • luttes biologiques: plantes carnivores (sarracenia), (études faites mais pas probant)
  • mettre des poules devant les ruches (pas d’études probantes sur ce sujet)
  • système de tente et piège devant les ruches (à tester…)
Réflexion:

Le piège sélectif est une bonne initiative mais n’attire pas toujours les frelons surtout pour le piégeage de printemps. le choix d’un piège moins sélectif mais qui fonctionne peut être une solution (il vaut peut être mieux prendre quelques mouches, abeilles et guêpes et pleins de reines frelons dans nos pièges, que rien du tout. Sachant, je le rappelle qu’un nid de frelon va consommer entre 12 à 22 kg d’insectes dans une saison)

Cet article a été écrit avec comme source: le webinaire de l’UNAF sur le frelon asiatique publié par le syndicat d’apiculture du Rhône.

traitement à l’acide oxalique par sublimation

Nous étions une petite dizaine  au rucher ce matin pour faire le traitement contre le varroa à l’acide oxalique par sublimation.

La température était de 7°c .

La température n’était pas trop basse , ainsi si nous perturbions la grappe par notre traitement , les abeilles avaient le temps de la réformer avant que la  température baisse.

matériel et procédé:

il faut une cuillère varrox ou nous plaçons  la poudre d’acide oxalique.

cette cuillère est placée dans la ruche en passant par la porte d’entrée de la ruche , nous mettons un chiffon devant la porte qui permettra de contenir les fumées à l’intérieur pendant 2 minutes, puis nous branchons la cuillère sur la batterie.

En chauffant l’ acide oxalique va se transformer en fumée irritante pour le varroa qui va tomber des abeilles. 

A cette époque de l’année, normalement , il n’y a plus de couvain, donc le varroa  se trouve que sur les abeilles, nous pouvons ainsi éliminer un maximum de varroas.

Animation du 6 mai à la ferme du Mont

Évènement initié par la mairie de Chaponost

La journée à été très belle, sur le mode festival campagnard.
Après les discours il y a eu un splendide buffet décoré de légumes travaillés.

Notre stand à été celui qui a reçu le plus d’inscriptions et nous avons reçu beaucoup de non inscrits. Il a été fait 72 bougies.

Les enfants étaient enchantés. Les adultes sont restés parfois assez longtemps poser des questions.

Le modèle adopté a bien fonctionné avec 5 et parfois 6 animateurs qui pour certaines ont fini comme des homards (Catherine P, Bénédicte, Gilles, Étienne, Olivier M et Marie Geneviève). Qu’ils soient remerciés !

Visite de printemps

Petite fiche technique pour aider à faire votre visite de printemps.

(Mars /avril) floraison du cerisier un jour où il fait beau au-dessus de 15 °C, sans vent, en mi- journée pour que les abeilles est le temps de rééquilibrer la chaleur à l’intérieur de la ruche avant la nuit.

• Evaluer l’état des provisions

Nombre de miel (operculé)
Quantité de pollen
Rentrée de nectar (non operculé, brillant)

• Evaluer la population et son état sanitaire :

Nombre de cadres de couvain, ouvert, fermé (larves, couvains fermés)
Présence de mâles (couvain mâles, faux bourdons), pour d’éventuelles divisions
Aspect général du couvain, (odeur, couleurs…), recherche de maladies du couvain ou des abeilles.
Visibilité de la reine (marquage ?)
Présence de cellules royales operculées.( essaimage)
Aspect des abeilles (abeilles mal formées…)
Recherche de varroas sur les jeunes abeilles nourricières.

• Etat du matériel

Cadres noirs (cires sales à éliminer)
Corps de ruche
Plancher (à changer) (déjection dans le fond de ruche ou sur la planche d’envol)
Couvre cadre
Enlever les partitions…mettre de nouveaux cadres à tirer…( ne pas agrandir trop rapidement l’espace de peur de refroidir le couvain)

• Décider du devenir de la colonie

Programmer intervention (division, changer la reine, pause de hausses…)
Si disette (« nourrissement » de secours au candi si température en dessous de 15°c, sirop 50/50, ½ litre sirop tiède pendant quelques jours…